Dynamiser son site Internet

  de l’avantage d’un site dynamique sur un site statique

Au début étaient les sites "statiques" (des pages écrites en HTML),
Vinrent les sites dynamiques (CMS) des gestionnaires de contenus souples, mais techniques)
Et ce fut l’ère des Réseaux sociaux (inter-actifs en instantanné, périssable),
Enfin le retour aux "constructeurs de sites" catastrophe : retour de fait au statique !

Article publié le 29 janvier, et actualisé en janvier 2024


Depuis les débuts de SPIP (23 ans déjà, donc une belle pérennité), les usages du Web ont beaucoup changé ! Un peu d’histoire....
Tout ce qui va suivre se passe toujours sur un unique réseau Internet, aujourd’hui banalisé entre applications informatiques, navigateurs Internet sur micro-ordinateurs, navigations sur smartphones et applications "spécifiques" sur Android ou IOS (qui ne sont que des interfaces privatives du smartphone pour interagir sur le Web) !
Et on oublie que chaque réseau social (que ce soit Instagram, Facebook, WhatsApp, Telegram...) utilise toujours le seul et unique World Wide Web commun comme média de transport !

 L’évolution architecturale des sites

Au siècle dernier, le Web était essentiellement un espace de liberté technique, c’est-à-dire partagé entre —schématiquement— deux types d’usagers, les consommateurs (=lecteurs), et les rédacteurs (=geeks webmestres) : le contenu des sites était simplement la mise à disposition de "pages statiques" (en gros des documents [1] indépendants, classiques Word ou PDF remis en page en langage HTML et intégrés dans un menu à modifier à chaque fois dans toutes les pages... en clair un outil rapidement ingérable !
D’où l’avènement des moteurs de recherche et autres aggrégateurs....

Puis vint l’époque des CMS des outils de gestion-édition de contenus en fichiers ou bases de données : pour harmoniser et dynamiser le nombre de pages publiées, et faciliter leur intégration dans une ergonomie d’apparence plus souple, des développeurs distinguèrent le contenu rédactionnel (qu’une interface de gestion privée permet de stocker dans une base informatique de données dynamique) de la présentation graphique externe, récupérant à la demande toute page de contenu pour l’afficher selon un "template" [2] intégrant le/les menus de navigation (automatiquement recalculés, en fonction des ajouts de nouvelles pages au site.).
Dans cette étape, la multiplication des forums (qu’il s’agisse de simples commentaires aux articles publiés, ou de lieux d’échanges de messages (ex. Reddit...) n’est finalement qu’une généralisation du principe "multi-rédacteurs" [3] déjà implicite dans les CMS !
L’aspect particulier est la propriété effective des contenus (ce qui implique la possibilité pour l’éditeur du site, de récupérer tous ces contenus écrits par lui ou d’autres internautes, pour les ré-utiliser, par exemple pour changer d’hébergeur ou pour un traitement de "big data"... Qui est le propriétaire, au contraire du droit d’auteur français !

Quand on parle de réseau social (et on pense en termes d’exclusivité à chaque application), les nombreuses solutions développées depuis une douzaine d’année (de FB à Linkedin par exemple) restent toutes accessibles par le Web (donc par un même navigateur banal), tout l’art des concepteurs d’interface étant de "garder" son visiteur dans "son" réseau (que l’on peut dire "son site web") pour le soumettre à ses seuls matraquages publicitaires. Chaque réseau social déploie alors son application pour "enfermer" ses utilisateurs dans son aire de jeu, car l’obligation (apparente) de changer d’application pour changer de réseau va créer implicitement une rupture de continuité différenciant "son" espace des autres, amenant de fait une fidélisation forcée, renforcée naturellement par une ergonomie et un fonctionnement spécifiques, d’ailleurs purement propriétaires (avec privatisation aussi du contenu au profit du propriétaire du réseau social)....

Mais toutes ces applications (qu’elles soient privatives comme les réseaux sociaux ou ouvertes comme les CMS libres ou les RSE =réseaux sociaux d’entreprise), restent d’abord très technique à développer et organiser ; d’où la multiplication d’une nouvelle classe d’outils, des outils de création conviviale de sites, par glisser-déposer d’objets graphiques, avec souvent une version d’appel gratuite, pour accrocher le chaland....
Petit souci qu’on découvre plus tard[trop tard !]] : les textes rédigées sont devenues propriété de l’hébergeur, ce qui limite fortement les possibilités de mobilité du site...

Aujourd’hui on peut aussi rajouter les IAG, nourries par l’exploitation de toutes les pages Internet.... mais qui ne sont que des "variations aléatoires" a partir des données existantes, sans que les scientifiques ne sachent seulement expliquer ou justifier ces variations..

 Quel intérêt pour les utilisateurs

Entre statique et dynamique, il y a une différence évidente en termes de mises-à-jour ! Chaque page modifiée est accessible et repositionnée dans l’arborescence dynamique du site (donc automatiquement les dates d’édition changent, ce qui) introduit du mouvement sur le site, et donc améliore le référencement naturel du site... qui sera donc plus facilement retrouvé par des visiteurs...
Toujours au niveau de la consultation directe, les visiteurs ont donc l’assurance de se voir proposer uniquement la dernière version de l’information ’statique’, ils ont donc la certitude d’avoir une information actualisée, sans surcroit de travail.

Second niveau : l’interaction avec un site dynamique est beaucoup plus facile à mettre en œuvre, et toujours actualisée automatiquement, sans nécessiter d’autres traitements de la part du secrétaire : les participants peuvent plus facilement utiliser un forum ou un chat de messagerie instantannée (ou échanger par mails automatisés).
pas autre chose à faire que rédiger, la diffusion peut être automatisée...

Tertio, les participants peuvent participer : un site dynamique n’est plus un média a caractère mono-directionnel, mais les informations gérées peuvent circuler entre tous les membres, à commencer par les retours d’inscription aux activités !

Ensuite, la rédaction peut être plus facilement déléguée, et mieux encore peut être participative ou coopérative. Rappelons que SPIP est issu des besoins d’un organe de presse, où la rédaction est éclatée et distribuée. De même, tous les membres actifs peuvent prendre en main une part du travail d’écriture et d’échange, dans un système intégré facile à gérer par des administrateurs associatifs...


Merci de nous signaler les coquilles, imprécisions ou erreurs qui figureraient dans cette page.

[1des "pages web" juxtaposées sur un serveur, accessibles chacune a son tour part l’adresse URL donnée à un navigateur.

[2Un template est un mot anglais pour désigner un modèle ou encore gabarit-type d’affichage, utilisé pour afficher de façon analogue tout contenu, de façon à donner une apparence uniforme, et facile a modifier sans avoir à reprendre chaque page de contenu).

[3Dans un décryptage suivant, on résumera les niveaux de participation des internautes...


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Article publié le 29 janvier, et actualisé en janvier 2024 .

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